Les derniers mois au boulot, mon travail avait changé de nature. Plutôt que de rédiger la documentation du logiciel que la société développait, j'avais été amenée à intégrer pas moins de 4 nouvelles langues d'interface du logiciel.
Avec ce stress supplémentaire et à devoir faire des choses qui n'étaient pas mon job principal, je me dirigeais vers un burnout "classique".
Mais dans mon cas, le coup de grâce est venu sous la forme d'un choc psychologique lié aussi bien à la sphère privée que professionnelle (ce cumul est malheureusement un problème inhérent aux PME familiales ou népotisées). Ma confiance dans mes 2 directeurs, frères, s'est ébranlée au fur et à mesure que le non-dit autour du problème me pesait de plus en plus.
Le bureau était devenu toxique pour moi - j'attrapais mal à la tête endéans la demi-heure lorsque j'y mettais les pieds. Comme souvent cependant, j'étais tétanisée par la perspective du changement et du manque financier.
C'est la psy que j'ai consultée qui m'a fait prendre conscience qu'il était temps, pour ma santé physique comme mentale, de m'écarter du boulot.
Depuis, je suis en incapacité de travail, pour me retaper physiquement (je dors beaucoup et fais des sports doux) et mentalement (par la méditation et les rencontres avec les copines) et pour digérer ce choc psychologique qui m'a si fortement ébranlée (avec l'aide de ma psy).
Bon voyage ;-)
Cécile